Dès l’ouverture de la journée, Claudette Colin, présidente de la délégation de la Vienne du Secours Catholique, a planté le décor : « S’engager pour réaliser, aider à réaliser et apprendre à réaliser des projets et des actions, ainsi, l’engagement des donateurs permet au Secours Catholique d’aller plus loin. S’associer à des personnes, c’est reconnaître l’autre, créer des liens de fraternité qui se développent tous les jours. Ces démarches sont à l’origine de rencontres qui transforment : soi, l’autre et un petit peu la société. L’écrivain François Mauriac affirmait : "nous méritons toutes nos rencontres. Elles sont accordées à notre destin et elle ont une signification qu’il nous appartient de déchiffrer". » L’Évangile de la Samaritaine, interprété pendant la messe, montre comment aller vers l’autre pour évoluer, comme l’a relevé le père Laurent Laflèche, aumônier de la délégation.
Que ce soit par des interventions individuelles ou par des scénettes et des sketches, par des chants, en petits groupes ou en assemblée, les témoignages se sont succédé :
« Un jour où je me trouvais dans une grande solitude, Monique, du Secours Catholique, m’a demandé de l’accompagner chez une voisine, puis elle m’a invitée à partager dans un groupe de parole. Nous n’avons jamais arrêté de nous entraider ».
« Je venais d’emménager et mon logement avait besoin de travaux. J’étais dépassée quand le groupe convivial [du Secours Catholique] m’a aidée à gérer [la situation]. Aujourd’hui, tout va bien. Merci pour toutes ces mains tendues. »
« Les sorties, ça réconforte, on se prend en amitié en se connaissant mieux. »
Deux bénévoles, de retour de Terre sainte où ils ont suivi une session biblique du Secours Catholique, ont évoqué plusieurs rencontres effectuées à cette occasion et qui les ont marqués. Ainsi, au Centre palestinien pour la résolution des conflits (Wi’am) à Bethléem, dont le directeur affirme, alors que le mur de béton construit par les Israéliens autour de la Cisjordanie écrase son petit jardin : « Nous sommes tous des fils d’Abraham. Juifs, musulmans, chrétiens, nous sommes tous cousins. La solution ce n’est pas la violence, c’est de réfléchir pour vivre ensemble. Nous célébrons la vie. Notre message est un message d’amour. Nous aimons les ponts, pas les murs. Nous travaillons beaucoup avec les jeunes, c’est par eux que viendra la solution. ». Et aussi Sœur Joséphine, une clarisse libanaise de 91 ans, bon pied bon œil, qui les a invités à poursuivre leur engagement : « Pèlerins, Dieu a marché sur cette Terre. Nous sommes ses témoins. Dieu est plus grand que nos péchés. Pèlerins, ne fermez pas votre portable avec Dieu. Tous petits que nous sommes, Dieu nous écoute. Il faut sauver notre jeunesse. »
Plus près, les voyages ou chemins d’Espérance organisés à Lourdes et, en 2011, à Nevers, sont fréquemment évoqués par ceux qui les ont suivis comme débouchant sur un épanouissement personnel, sur le retour de la confiance en eux-mêmes, sur une amitié, sur un regard de confiance envers l’autre, cet inconnu avec qui un partage est possible… comme la Samaritaine et ses voisins ont fait confiance à Jésus, a rappelé le père Laurent Laflèche.
De leur côté, les enfants ont confectionné une banderole pour le 17 octobre, Journée mondiale du refus de la misère.
Enfin, les chants animés par Emmanuelle et Christophe, par Marie-Pierre, ont conforté l’élan de cette journée qui s’est achevée par une farandole avec le groupe Accord’hier, parce que la rencontre peut transformer dans la joie !
